L’épique rallye-raid Paris-Dakar créé par Thierry Sabine et lancé pour la première fois en décembre 1978 était disputé majoritairement en Afrique. Ce n’est qu’à partir de 2009 que l'épreuve se dispute en Amérique du Sud.

10 ans après avoir traversé l’Atlantique pour délaisser le continent Africain soi-disant trop dangereux, le Dakar a des tentations de retour aux sources. En effet, pour l’édition 2019, beaucoup de pays n’ont pas souhaité renouvelé l’aventure, comme l’Argentine, la Bolivie ou encore le Paraguay. Le Chili quant à lui, semble avoir jeté l’éponge à la dernière minute et aucun accord n’a été trouvé avec l’Equateur. Pour cette édition, la compétition se disputera uniquement au Pérou. Le parcours sera donc une « boucle » de Lima à Lima. Seulement 10 spéciales au programme avec une journée de repos au milieu. On était sur 13/14 depuis le départ de l’Afrique. 12 était le minimum lors de l’édition 2017. La spécificité du terrain péruvien fait de sable, en pistes ou en dunes, impose qu’il n’y aura pas cette année non plus de grandes étapes. Fini le Dakar de 9000 km, en 2019, on sera sur 5000 km environ. Les spéciales ne devraient pas dépasser les 300 km.

L’aventure du Dakar en Amérique du Sud semble donc toucher à sa fin. La réticence des différents pays hôtes le prouve. Etienne Lavigne, patron du Dakar pour Amaury Sport Organisation (ASO), le confirme. Pour 2020, un retour en Afrique est envisagé.

Néanmoins, les nostalgiques risquent de ne pas pouvoir revivre leurs rêves de « Paris-Dakar » à la Thierry Sabine, le parcours risquant une nouvelle fois d’être délocalisée sans atteindre Dakar au Sénégal. Si on rajoute à cela le départ de l’un des trois constructeurs officiels et triple tenant du titre, Peugeot, le Dakar vit une période incertaine.